Puces et tiques : le traitement, c’est régulièrement, même l’hiver !

23 février 2026

Puces et tiques en hiver : un risque toujours présent

Les températures sont encore fraîches en février, les plaids sont toujours de sortie et nos compagnons à quatre pattes profitent du confort de la maison…

Mais saviez-vous que l’hiver n’est plus synonyme de répit contre les parasites ?

Durant cette période, les puces et les tiques continuent de menacer la santé de votre chien ou de votre chat. La saisonnalité du traitement antiparasitaire externe (APE) n’est aujourd’hui plus aussi évidente qu’autrefois.

Pourquoi les puces restent actives en hiver ?

Contrairement aux idées reçues, les puces en hiver ne disparaissent pas. Plusieurs facteurs expliquent leur présence quasi permanente.

Chien et chat sous une couverture en hiver dans une maison chauffée favorisant le cycle de vie des puces

En hiver, nos habitations sont chauffées en moyenne autour de 19 °C. À cette température, les puces peuvent réaliser leur cycle de vie en 30 jours environ.

Lorsque la température atteint 27 °C, conditions idéales pour leur développement, le cycle complet de l’œuf à l’adulte, (œuf, larve, nymphe, adulte) s’accélère et nécessite seulement 15 à 16 jours.
Un intérieur chauffé suffit donc à ces parasites de se développer toute l’année, même si votre animal sort peu.

Le réchauffement climatique entraîne des périodes froides moins longues et moins intenses.

Les phases de gel prolongé sont moins fréquentes, ce qui favorise le maintien des puces et des tiques dans l’environnement. Ils survivent ainsi plus facilement en extérieur.

Chien courant dans la neige en hiver exposé aux tiques et aux puces actives malgré le froid
Chat près d’un radiateur en hiver, environnement

Radiateurs, tapis, couvertures, paniers… Ces zones chaudes constituent un environnement idéal pour le développement des œufs et des larves de puces.

Quels sont les risques en cas d’arrêt du traitement antiparasitaire ?

Interrompre le traitement antiparasitaire du chien ou du chat en hiver peut avoir plusieurs conséquences :

  • Démangeaisons et irritations cutanées
  • Dermatite allergique aux piqûres de puces (DAPP)
  • Fièvre et anémie liées aux piqûres répétées
  • Transmission de maladies infectieuses et parasitaires par les tiques et les puces

Par ailleurs, une infestation hivernale non détectée peut s’installer dans l’environnement domestique (tapis, paniers, moquettes) et devenir massive au printemps.

Comment protéger son animal toute l’année ?

Application d’un traitement antiparasitaire sur un chien pour protéger contre les puces et les tiques toute l’année

La protection contre les puces et les tiques ne devrait plus être limitée aux beaux jours. L’ESCCAP1 recommande de contrôler et traiter les puces et tiques tout au long de l’année, sans pause hivernale.

Un contrôle régulier du pelage de votre animal, notamment après les sorties, et une surveillance de l’apparition de démangeaisons ou de lésions cutanées sont indispensables.

Le rôle clé du vétérinaire

Chaque animal a un mode de vie différent : accès extérieur, vie en collectivité, région à risque… Votre vétérinaire est là pour vous aider à choisir le traitement le plus adapté à la saison et au mode de vie de votre animal.

En hiver comme en été, la vigilance reste de mise. Maintenir une protection antiparasitaire régulière tout au long de l’année est la meilleure façon de protéger durablement votre compagnon.


1. European Scientific Counsel Companion Animal Parasites

Article rédigé en partenariat avec Virbac.

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